2012_Paris_Galerie ALB, AnoukLeBourdiec_L’inverse est vrai aussi
FUITE

2012

270 x 320 x 45 cm

Parquet flottant, matériaux divers

 

Dans la relation du corps à l’espace, le sol est le repère le plus rassurant. Plat, horizontal, parfaitement lissé dans l’espace domestique, on attend de lui la plus grande stabilité. Il est l’équivalent domestiqué de la « terre » sur laquelle reposent symboliquement nos pieds si l’on estime jouir d’une santé mentale correcte. (« Avoir les pieds sur terre », « le plancher des vaches, » etc) Cette installation in situ joue sur l’équilibre, un mot que l’on emploie aujourd’hui beaucoup, qui alimente abondamment le marketing de produits très divers. Le stratifié, pour quelqu’un qui a grandi en ville, est aussi naturel qu’une écorce de bois pur. L’équilibre, est-ce une affaire de parquet flottant ? Le plancher est ici rehaussé de 45 cm ce qui provoque un certain inconfort dans cette pièce de faible hauteur, située « sous terre » (c’est une cave). Il ne retrouve son niveau initial, 45 cm plus bas, qu’en un point unique et central, point de fuite ou d’aspiration. Ce n’est plus un parquet qui flotte, c’est un parquet qui coule, étiré vers le bas. L’horizontalité est perturbée et ouvre la possibilité d’une glissade – ou d’une chute.
Fuite
crédit photos : Anouck Durand-Gasselin
Fuite

Fuite

Fuite

Fuite
crédit photos : Anouck Durand-Gasselin